
En bref. Un bon cahier des charges de site internet ne cherche pas à tout figer. Il distingue les décisions validées, les besoins indispensables, les options, les éléments hors périmètre et les informations encore à vérifier. Chaque exigence importante doit ensuite pouvoir être reliée à un poste du devis, un responsable, un livrable et un test de recette.
Ce guide vous donne un modèle commenté, la méthode pour le remplir avec vos équipes et les arbitrages à effectuer avant de consulter des prestataires. Vous pourrez cadrer une création ou refonte de site internet ou un site e-commerce sans devoir choisir seul une architecture technique que vous ne maîtrisez pas.
Deux agences peuvent répondre au même document avec des montants très différents sans proposer le même projet. L’une peut inclure la rédaction, l’intégration des contenus, la migration des URL et la formation. L’autre peut considérer que ces tâches restent à la charge du client, puis les présenter comme des options lorsque le projet est déjà engagé.
Le problème ne vient donc pas uniquement du tarif. Il vient des volumes absents, des responsabilités implicites, des fonctionnalités seulement nommées et des services récurrents supposés inclus. Le cahier des charges doit rendre ces hypothèses visibles avant la demande de devis, pas au moment de la livraison.
Un bon cahier des charges rend les décisions chiffrables
Le cahier des charges accompagne plusieurs moments du projet. Il sert à cadrer les besoins en interne, à consulter des prestataires sur un périmètre commun, à formaliser ce qui sera livré et à préparer la recette, c’est-à-dire la vérification méthodique du site avant son acceptation.
France Num recommande aux PME de préciser les objectifs, les publics, les fonctionnalités, les contenus, les responsabilités, le budget et les délais. La norme ISO/IEC/IEEE 29148 apporte un principe complémentaire utile sans transformer le dirigeant en ingénieur logiciel : une exigence doit être précise, vérifiable et traçable. L’IREB rappelle toutefois qu’une trame devient contre-productive lorsqu’elle est remplie mécaniquement. Le modèle est une aide à l’analyse, pas un formulaire universel.
La règle centrale. Votre document doit décrire ce qui doit être obtenu, pourquoi cela compte et comment la livraison sera vérifiée. Il ne doit pas inventer les informations manquantes ni imposer une solution technique sans justification.
Ce que le document doit permettre de décider
Un cahier des charges exploitable doit rendre possibles six décisions avant la consultation ou dans le cadre de celle-ci :
- le périmètre compris dans la version de lancement ;
- les responsabilités respectives de l’entreprise et du prestataire ;
- l’enveloppe budgétaire et les coûts récurrents à anticiper ;
- les jalons, dépendances et conditions de tenue du calendrier ;
- les livrables attendus à chaque étape ;
- les contrôles qui permettront d’accepter ou de refuser la livraison.
Un document court peut remplir cette fonction. France Num estime que cinq à dix pages bien structurées peuvent suffire pour un projet simple de TPE ou de PME. La bonne longueur dépend néanmoins du nombre de contenus, d’interfaces, de données et de décisions à documenter.
Ce qu’il ne doit pas prétendre résoudre à la place du prestataire
L’entreprise connaît son activité, ses utilisateurs, ses contraintes et ses outils. Le prestataire doit apporter sa méthode, son conseil et ses choix de conception. Confondre ces rôles conduit soit à un document trop vague, soit à une architecture technique imposée sans diagnostic.
- Besoin : un prospect doit pouvoir demander une estimation en transmettant les informations nécessaires à sa qualification.
- Contrainte : les demandes doivent être enregistrées dans le CRM déjà utilisé par l’équipe commerciale, car celui-ci reste le référentiel de suivi.
- Solution proposée : le prestataire décrit le connecteur, l’extension ou le développement qu’il recommande, avec ses limites et ses coûts.
Spécifiez l’usage et le résultat attendu. N’imposez un CMS, une extension ou un hébergeur que lorsqu’une compatibilité existante, une compétence interne ou une décision argumentée le justifie.
Utiliser cinq statuts pour éviter les hypothèses cachées
Le cahier des charges fonctionne mieux comme un registre de décisions que comme une spécification artificiellement exhaustive. Pour chaque besoin, utilisez un vocabulaire constant : validé, à vérifier, indispensable, optionnel ou hors périmètre.
Les deux premiers statuts décrivent le niveau de décision. Les trois suivants indiquent la priorité ou l’appartenance au projet. Une fonctionnalité peut ainsi être indispensable tout en conservant un volume à vérifier.
Ne transformez pas une inconnue en mesure. Si le nombre de contenus à migrer n’a pas été inventorié, inscrivez-le comme étant à vérifier. Demandez au prestataire d’indiquer l’hypothèse utilisée dans son devis et de chiffrer séparément l’écart possible.
Règle de décision : si une information inconnue change le prix, elle reste à vérifier et l’hypothèse de chiffrage doit apparaître séparément. Si elle ne modifie pas le périmètre, elle peut être résolue pendant la conception.
Organiser l’arbitrage interne avant de consulter des agences
Le cahier des charges ne devrait pas être rédigé isolément par la personne qui commande le projet. La direction, le marketing, le commerce, le service client et le référent technique n’observent pas les mêmes irritants. Les réunir ne signifie pas additionner toutes leurs demandes. Il faut recueillir les usages, confronter les contraintes et désigner qui tranche.
Nommer un pilote et les contributeurs utiles
Une organisation simple suffit pour une PME, à condition que les rôles soient explicites :
- le pilote consolide le document, organise les arbitrages, tient la version de référence et centralise les questions des prestataires ;
- la direction fixe l’objectif prioritaire, l’enveloppe, les contraintes de calendrier et les décisions engageant l’entreprise ;
- les métiers décrivent les demandes réelles, les parcours, les contenus et les tâches que le site doit faciliter ;
- le référent marketing identifie les campagnes, les outils de mesure, les contenus stratégiques et les règles de marque ;
- le référent technique recense les comptes, les interfaces, les données, les exigences de sécurité et les contraintes du système existant.
Le pilote ne décide pas nécessairement de tout. Il garantit surtout que chaque question a un responsable et qu’une absence de réponse reste visible.
Recueillir les besoins à partir des situations réelles
Le GOV.UK Service Manual recommande de relier une fonctionnalité à un utilisateur, un besoin et un bénéfice. Cette logique évite de copier des fonctions aperçues sur un autre site sans savoir à quel usage elles répondent.
Le commerce peut partir des informations qui manquent pour qualifier une demande. Le marketing peut inventorier les contenus qui soutiennent réellement l’acquisition et les campagnes. Le service client peut relever les demandes répétitives qui devraient être expliquées, orientées ou prises en charge depuis le site.
La structure d’un concurrent reste un signal de marché, jamais une preuve. Son autorité, son volume de contenu, ses ressources et son modèle économique peuvent expliquer une arborescence qui serait inutilement coûteuse pour votre entreprise.
Arbitrer les contradictions avant l’envoi
Les désaccords ne sont pas des anomalies. Ils indiquent souvent qu’une décision de priorité n’a pas encore été prise. Un formulaire très détaillé peut aider le commerce mais décourager un premier contact. Une date de lancement ambitieuse peut entrer en conflit avec la disponibilité des textes, des photos ou des données produit.

- Recueillir : chaque contributeur décrit la situation actuelle, le besoin et la conséquence si rien ne change.
- Confronter : le pilote rapproche les demandes contradictoires et identifie leurs effets sur le budget, les délais ou l’expérience utilisateur.
- Décider : la personne habilitée choisit le besoin prioritaire, une solution de compromis ou le report de la fonction.
- Consigner : la décision, son responsable et les points encore ouverts sont inscrits dans la version de référence.
Cette méthode empêche qu’une discussion informelle soit interprétée comme une obligation contractuelle plusieurs semaines plus tard.
Faire contre-analyser les décisions qui engagent la migration
Une fusion de pages, une suppression de contenus, un changement massif d’URL, une reprise partielle de catalogue ou l’abandon d’une interface peuvent produire des effets difficiles à annuler. Ces décisions méritent une vérification contradictoire par une personne qui n’a pas construit la recommandation initiale.
Quand demander une contre-analyse. Faites relire la décision lorsqu’elle engage plusieurs mois de trafic, de données ou de production, ou lorsque son retour en arrière serait coûteux. Un constat factuel simple, comme l’absence d’un accès ou l’identification d’un format de fichier, ne nécessite pas ce niveau de contrôle.
Chez Profiscient, nous rendons cette contre-analyse obligatoire pour les fusions de contenus et les migrations d’URL. Elle sert à remettre en cause les hypothèses avant qu’elles ne deviennent des décisions définitives.
Modèle de cahier des charges de site internet, rubrique par rubrique
Les douze rubriques suivantes forment une trame adaptable. Pour chacune, indiquez l’information attendue, la personne qui peut la fournir, son statut et son effet sur le chiffrage. Supprimez les rubriques inutiles plutôt que de les remplir avec des généralités.
1. Présentation de l’entreprise et contexte du projet
Présentez l’activité, les offres concernées, les zones servies, l’organisation commerciale et les équipes qui utiliseront le site. Expliquez surtout pourquoi le projet existe maintenant. Une création destinée à rendre une entreprise visible, le remplacement d’un site obsolète et une refonte liée à une évolution commerciale n’impliquent pas les mêmes travaux.
Pour un site existant, ajoutez son historique, les outils utilisés, les accès disponibles et les difficultés connues. Le prestataire pourra ainsi distinguer ce qui doit être conservé, migré, remplacé ou abandonné.
L’erreur consiste à remplir cette partie comme une plaquette institutionnelle. Le contexte utile est celui qui change la conception, les responsabilités, le calendrier ou le devis.
2. Objectifs et indicateurs disponibles
Séparez l’objectif commercial, l’indicateur de suivi et le critère de réception. Augmenter les contacts exprime une ambition commerciale. Mesurer les demandes qualifiées reçues depuis le site définit un indicateur. Le formulaire transmet une demande test, affiche une confirmation et déclenche le suivi prévu constitue un critère de réception.
Un site peut contribuer aux ventes sans pouvoir les garantir à lui seul. L’offre, la notoriété, le trafic, les prix, la qualité du suivi commercial et la saisonnalité influencent également le résultat. Le devis doit donc engager le prestataire sur les livrables et le bon fonctionnement, pas sur une performance commerciale qui dépend de facteurs extérieurs.
Lorsqu’aucune mesure de départ n’existe, écrivez à vérifier. Ne remplacez jamais une donnée absente par une estimation présentée comme mesurée.
3. Publics et parcours prioritaires
Décrivez chaque public par ce qu’il cherche à accomplir, pas seulement par son âge, son secteur ou sa fonction. Une fiche utile contient l’utilisateur, son besoin, le bénéfice attendu, l’action proposée et le critère d’acceptation.
Un responsable d’exploitation peut vouloir vérifier qu’une prestation couvre son secteur, consulter des réalisations comparables puis transmettre une demande documentée. Le critère d’acceptation portera sur l’accès aux informations et le fonctionnement du parcours, pas sur la signature d’un contrat.
Cette rubrique influence l’arborescence, les contenus, les appels à l’action et les fonctionnalités. L’erreur fréquente consiste à multiplier les profils sans décider lesquels doivent être servis en priorité au lancement.
4. Périmètre, arborescence et volumes
Listez les pages, les gabarits et les volumes estimés. Un gabarit est un modèle de page réutilisé pour des contenus de même nature, par exemple des services, des agences ou des produits. Précisez les langues, les zones géographiques et les variantes qui demandent une adaptation réelle.
| Page ou gabarit | Rôle | Volume | Statut |
|---|---|---|---|
| Accueil | Orienter vers les offres prioritaires | Un gabarit | Validé |
| Pages de service | Expliquer l’offre et conduire à une prise de contact | À vérifier | Indispensable |
| Réalisations | Présenter des preuves et des contextes d’intervention | Contenus à inventorier | Optionnel |
| Version multilingue | Servir un marché identifié | À vérifier | Hors périmètre au lancement |
Le volume affecte la conception, la rédaction, l’intégration, la traduction, la recette et la migration. Ne présentez pas une arborescence comme définitive si les contenus existants n’ont pas encore été inventoriés.
5. Contenus et responsabilités éditoriales
Pour chaque famille de contenus, indiquez qui fournit la matière, qui rédige, qui relit, qui traduit, qui produit les visuels, qui intègre et qui valide. Ajoutez les formats de remise et les échéances associées aux jalons du projet.
| Contenu | Production | Intégration | Validation |
|---|---|---|---|
| Présentation de l’entreprise | Direction et marketing | Prestataire | Direction |
| Pages de service | Référent métier et rédacteur désigné | À attribuer | Responsable commercial |
| Photographies | Entreprise ou photographe | Prestataire | Référent de marque |
| Mentions et politiques | Entreprise et conseil compétent | Prestataire | Personne habilitée |
Une arborescence validée ne signifie pas que les contenus sont prêts. L’erreur à éviter est de confondre fourniture, rédaction et intégration, puis de découvrir tardivement que chaque partie les attribuait à l’autre.
6. Fonctionnalités et interfaces avec les outils existants
Décrivez chaque fonction à partir de l’utilisateur, de son action, des données mobilisées, du résultat attendu et du test de réception. Identifiez les connexions avec le CRM, l’ERP, l’agenda, la newsletter, le paiement ou tout autre outil métier.
Formulation trop vague : ajouter un formulaire de demande de devis. Formulation exploitable : un prospect sélectionne la prestation recherchée, renseigne les informations de qualification autorisées, reçoit une confirmation et la demande est transmise au destinataire défini avec les données nécessaires. Les erreurs de saisie sont expliquées et le parcours est testé sur les appareils prévus.
Le prestataire doit préciser le mode de connexion, les responsabilités, les limites de l’outil tiers, les données échangées et les coûts récurrents. Nommer une connexion CRM sans décrire les champs, le sens de synchronisation et le comportement en cas d’échec ne permet pas un chiffrage fiable.
Encadrer les éventuelles fonctions utilisant l’IA
Une fonction reposant sur l’intelligence artificielle ne doit apparaître que si elle répond à un usage identifié. Le cahier des charges doit alors préciser :
- la finalité et l’utilisateur concerné ;
- les données que le service peut traiter et celles qui sont interdites ;
- le niveau de validation humaine avant publication ou transmission ;
- les droits applicables aux contenus fournis et générés ;
- le fournisseur tiers et les conditions de changement ;
- les coûts récurrents, limites d’usage et modalités de suivi.
Une mention générale comme intégrer de l’IA ne définit ni un besoin ni un livrable. Elle invite chaque prestataire à imaginer un périmètre différent.
7. Direction artistique, ergonomie et accessibilité
Remplacez les adjectifs comme moderne, épuré ou intuitif par des références commentées et des contraintes observables. Indiquez les éléments de marque à conserver, les composants nécessaires, les usages mobiles prioritaires et les validations attendues sur les maquettes.
L’accessibilité doit être intégrée à la consultation, aux responsabilités et aux tests. Le W3C WAI recommande de la prévoir dans les demandes de devis, les contrats et les contrôles qualité. Si un niveau fondé sur les WCAG 2.2 est demandé, précisez les critères applicables au projet, les pages testées, la méthode de contrôle et la personne chargée de corriger les écarts.
Une formulation vérifiable peut exiger que les parcours prioritaires soient utilisables au clavier, que les champs aient des intitulés explicites et que les messages d’erreur soient compréhensibles. Le site sera accessible reste insuffisant si aucun niveau, livrable ou contrôle n’est défini.
8. Exigences techniques, performance, sécurité et données personnelles
Décrivez les contraintes justifiées concernant l’hébergement, les environnements de test et de production, les sauvegardes, les restaurations, l’authentification, les navigateurs pris en charge et les outils tiers. La CNIL recommande d’intégrer la protection des données dès la conception, de séparer les environnements et d’utiliser des données de test appropriées.
Pour un site comprenant des comptes, un paiement, des données sensibles ou des interfaces, sélectionnez avec le prestataire des exigences de sécurité adaptées au risque. L’OWASP ASVS peut servir de référence de vérification, sans imposer l’ensemble du référentiel à un simple site vitrine.
Une exigence mesurable : le contexte de test, l’outil, les pages, les appareils et le moment du contrôle sont définis. Une promesse vague : le site sera très rapide et parfaitement sécurisé.
Pour la performance, les Core Web Vitals fournissent un exemple de formulation. web.dev fixe comme seuils dits bons un LCP inférieur ou égal à 2,5 secondes, un INP inférieur ou égal à 200 millisecondes et un CLS inférieur ou égal à 0,1, au 75e percentile. Ces valeurs ne deviennent utiles dans un cahier des charges que si les pages, les conditions de mesure et la répartition des responsabilités sont précisées.
9. SEO, GEO, mesure et conservation de l’existant
Le référencement naturel, la visibilité dans les moteurs et la visibilité dans les réponses génératives dépendent d’abord de contenus accessibles, structurés et reliés à des intentions utiles. Le cahier des charges doit préciser ce qui sera conservé, réécrit, fusionné ou supprimé, ainsi que les responsabilités avant et après le lancement.
Avant le chiffrage, réunissez au minimum :
- l’inventaire des pages et des URL existantes ;
- les données de trafic et de visibilité effectivement disponibles ;
- les pages stratégiques et les contenus qui soutiennent l’acquisition ;
- les redirections déjà en place ;
- le maillage interne, le sitemap et les balisages utiles à conserver ;
- les outils de mesure, leurs comptes et les événements attendus ;
- la personne chargée du contrôle après la mise en ligne.
Une formule comme SEO inclus ne dit rien sur la recherche, les contenus, la migration, le balisage, la mesure ou le suivi. Demandez la liste des livrables compris et les exclusions.
10. Organisation, calendrier et validations
Le calendrier doit relier les jalons aux livrables, aux personnes habilitées à valider et aux dépendances. Prévoyez également le délai de retour attendu et la conséquence d’un contenu ou d’un accès remis en retard.
- cadrage du besoin et validation du périmètre ;
- arborescence, inventaire et décisions sur les contenus ;
- maquettes et validation des parcours ;
- intégration, développement et connexions ;
- recette fonctionnelle, éditoriale, technique et de migration ;
- mise en ligne selon une procédure validée ;
- contrôle post-lancement et traitement des anomalies.
Une date seule ne constitue pas un planning. Elle doit être accompagnée des contenus, accès, validations, données et services tiers dont elle dépend.
11. Budget, hypothèses, options et coûts récurrents
Demandez un chiffrage qui sépare la conception initiale, les options, les services récurrents et les évolutions. Chaque montant doit être associé à une hypothèse de volume ou à une exclusion lorsque celle-ci affecte le prix.
| Poste | Coût initial | Coût récurrent | Hypothèse ou exclusion |
|---|---|---|---|
| Conception et réalisation | À chiffrer | Non applicable ou à préciser | Périmètre des gabarits et fonctions |
| Contenus et migration | À chiffrer | Selon suivi demandé | Volumes inventoriés ou à vérifier |
| Hébergement et licences | Frais de mise en service à préciser | À chiffrer | Titulaires, limites et conditions de sortie |
| Maintenance et évolutions | À distinguer du projet | À chiffrer | Délais, exclusions et mode de commande |
France Num publiait en mars 2026 des repères éditoriaux compris entre 2 000 et 8 000 euros pour un site vitrine selon sa complexité, et autour de 5 000 à 25 000 euros pour un e-commerce. Leur méthodologie de marché n’est pas publiée. Ils aident à situer un ordre de grandeur, pas à évaluer un devis sans connaître son périmètre.
France Num conseille aussi une réserve de 15 à 20 % pour les ajustements et besoins non anticipés. Cette réserve sert à gérer des changements décidés pendant le projet. Elle ne justifie pas de laisser floues les fonctionnalités, les contenus ou les responsabilités du périmètre initial.
Pour évaluer votre enveloppe et distinguer les postes réellement compris dans une proposition, consultez également notre guide consacré au prix d’une refonte et à la lecture d’un devis.
12. Livraison, autonomie, accès et réversibilité
La livraison ne se limite pas à rendre le site visible. Elle doit inclure les comptes, les accès, la documentation, la formation prévue, les données exportables et les conditions de changement de prestataire. L’ANSSI recommande dans son guide d’hygiène informatique d’encadrer la réversibilité, les sauvegardes, les audits et la restitution des données dans un format exploitable.
Chez Profiscient, nous défendons un principe simple : le client doit pouvoir modifier son site, détenir ses comptes et ses contenus, récupérer les accès et changer de prestataire.
- l’entreprise est identifiée comme titulaire du nom de domaine ;
- le bureau d’enregistrement et le compte associé sont connus ;
- les coordonnées administratives sont à jour ;
- le code de transfert Auth_info est remis lorsqu’il est applicable ;
- les comptes d’hébergement, de mesure et de services tiers sont identifiés ;
- les accès administrateurs et les moyens de récupération sont transmis ;
- les licences, contenus, données et droits d’utilisation sont documentés ;
- une procédure d’export, de sauvegarde et de restitution est prévue ;
- la formation et la documentation correspondent aux tâches confiées à l’équipe.
L’Afnic confirme l’importance du titulaire, de l’accès au compte et du code Auth_info pour le transfert d’un nom de domaine. Ces éléments doivent être vérifiés avant la fin de la mission, pas recherchés dans l’urgence au moment d’un désaccord.
Téléchargez notre modèle commenté de cahier des charges et utilisez ses statuts pour distinguer les décisions validées, les options et les informations encore à vérifier.
Une exigence utile doit pouvoir être chiffrée puis testée
Vous n’avez pas besoin de rédiger une spécification technique complète. Vous devez en revanche donner assez de contexte pour que le prestataire comprenne l’usage, estime le travail et explique sa solution. ISO/IEC/IEEE 29148 et l’IREB insistent sur la précision, la vérifiabilité et la traçabilité des exigences.
Décrire l’usage avant de nommer l’outil
Installer un moteur de recherche ne précise ni les contenus cherchés, ni les filtres, ni le volume, ni le résultat attendu. Une formulation utile décrit d’abord la personne et son objectif.
Un visiteur qui connaît une référence ou une catégorie doit pouvoir retrouver les contenus correspondants, filtrer les résultats selon les critères retenus et ouvrir une fiche pertinente. Le cahier des charges indique quelles données sont indexées, quels filtres sont indispensables, comment sont gérés les résultats absents et quelles pages servent à la recette.
Le prestataire peut alors proposer la solution adaptée. Si l’outil doit être imposé en raison d’une architecture existante, cette contrainte et son motif sont écrits séparément.
Ajouter un critère d’acceptation réaliste
Le critère d’acceptation décrit ce qui sera contrôlé à la livraison. Il doit porter sur un résultat observable que le prestataire peut effectivement produire.
- Formulaire : une demande test valide est reçue par le destinataire défini, les erreurs sont signalées et aucune donnée interdite n’est demandée.
- Affichage mobile : les parcours prioritaires restent utilisables sur les appareils et navigateurs inscrits au périmètre de test.
- Autonomie éditoriale : une personne formée peut créer, modifier et publier les types de contenus prévus à partir de la documentation remise.
Le site génère des clients n’est pas un critère de recette. Le suivi des demandes est configuré et un test documenté confirme son fonctionnement en est un.
Relier chaque besoin au devis, au responsable et à la recette
La traçabilité permet de suivre une exigence depuis le cahier des charges jusqu’à la livraison. Elle aide aussi à comparer les réponses, car une fonction importante ne peut plus disparaître dans une ligne générale de développement.

| Exigence | Ligne du devis | Responsable | Livrable | Test de recette |
|---|---|---|---|---|
| Transmettre une demande qualifiée | Formulaire et connexion | Commerce et prestataire | Parcours configuré | Envoi, réception et erreurs contrôlés |
| Migrer les anciennes pages | Migration SEO | Référent SEO et prestataire | Inventaire et plan de redirection | Anciennes URL contrôlées |
| Administrer les contenus | Formation et documentation | Marketing et prestataire | Guide et session prévue | Publication d’un contenu test |
Règle de décision : si une exigence importante ne peut être reliée ni à une ligne du devis ni à un test de recette, elle n’est pas assez précise pour être considérée comme comprise.
Adapter le modèle au type de site
La trame reste la même, mais certaines rubriques prennent davantage de poids selon le projet. Un site vitrine exige surtout des parcours et des responsabilités éditoriales clairs. Une refonte ajoute la conservation des URL, des contenus et des données. Un e-commerce impose aussi de documenter la continuité des commandes et les échanges entre systèmes.
Pour un site vitrine, privilégier les parcours et les responsabilités éditoriales
Un document relativement court peut suffire si les pages, les actions attendues et les responsabilités sont précises. Vérifiez que le cahier des charges indique :
- l’objectif prioritaire du site et les publics servis au lancement ;
- les pages ou gabarits, leur rôle et leur statut ;
- les appels à l’action attendus sur les parcours importants ;
- les contenus à produire, leur responsable et leur date de remise ;
- les formulaires, destinataires et informations de qualification ;
- les outils de mesure et les contrôles de réception ;
- les modalités d’administration, de formation et de maintenance.
Le nombre de pages du cahier des charges n’est pas un objectif. Une trame courte et arbitrée vaut mieux qu’un long document où les contenus et les options restent implicites.
Pour une refonte, traiter les URL avant le design
Notre position est tranchée : le risque SEO principal d’une refonte vient des URL, de leur inventaire, des décisions page par page et des redirections, pas du changement de design. Les maquettes comptent, mais elles ne doivent pas être validées sans savoir ce qu’il advient des contenus et des anciennes adresses.

- inventorier les pages, leurs données disponibles et les redirections existantes ;
- décider pour chaque URL si elle est conservée, fusionnée, supprimée ou redirigée ;
- valider les maquettes et le plan de redirection avant l’intégration ;
- recibler les redirections existantes afin d’éviter les chaînes ;
- contrôler après la mise en ligne chaque ancienne adresse, les liens internes, le sitemap et les balisages utiles.
Inventorier les pages, le trafic et les redirections déjà en place
Ne partez pas uniquement du menu visible. Croisez le CMS, les sitemaps, les données de mesure disponibles, les liens internes et les redirections configurées. Une ancienne adresse peut encore recevoir du trafic ou des liens même si elle n’apparaît plus dans la navigation.
Une intervention Profiscient sur une boutique WooCommerce a conduit à recibler 201 règles et à en créer 55. Parmi ces dernières, 35 ont finalement été supprimées parce qu’elles visaient des produits encore actifs, et 432 fiches ont été remises en ligne. Ce cas montre pourquoi l’état existant doit être vérifié avant d’ajouter mécaniquement de nouvelles règles.
Décider page par page avant l’intégration
Chaque ancienne URL doit recevoir une décision. Lorsqu’un équivalent pertinent existe, la redirection le vise directement. Une redirection automatique vers l’accueil masque la disparition du contenu sans répondre à l’intention initiale.
Google Search Central recommande d’établir un mappage entre les anciennes et les nouvelles URL, puis d’utiliser des redirections permanentes. Une fusion ou une suppression qui engage plusieurs mois de trafic doit faire l’objet d’une contre-analyse avant validation définitive.
Recetter la migration après la mise en ligne
La recette vérifie qu’une ancienne adresse produit une seule redirection 301 vers une page répondant en statut 200. Elle contrôle aussi les liens internes, le sitemap, les adresses canoniques et les balisages nécessaires. Google recommande généralement de conserver les redirections au moins un an.
Une migration techniquement correcte peut encore laisser des trous. Après la refonte du site d’un atelier de mobilier sur mesure, Profiscient a observé que 36 % des clics passaient toujours par des redirections 301, que 11 articles sur 17 n’avaient aucun lien interne, que quatre pages étaient orphelines et que le balisage Product avait disparu des pages qui vendent. La contre-analyse a aussi invalidé une fusion fondée sur des cumuls de durées différentes.
Pour un e-commerce, cadrer les données et la continuité d’activité
Un e-commerce ne se résume pas à un catalogue et un moyen de paiement. Le cahier des charges doit identifier les données de référence, leurs propriétaires, leur fréquence de mise à jour et le comportement prévu en cas d’échec d’un flux.
- catalogue, catégories, variantes, attributs et médias ;
- stocks, prix, taxes, promotions et règles commerciales ;
- comptes clients, historiques et données à migrer ;
- paiements, remboursements et rapprochements nécessaires ;
- livraison, zones, transporteurs, retours et notifications ;
- commandes, facturation et échanges avec l’ERP ou les outils métier ;
- flux vers les places de marché, campagnes ou services tiers ;
- tests de sécurité, de charge utile et de continuité ;
- procédure de retour en arrière et responsables pendant la mise en ligne.
Relevez un indicateur d’activité avant et après toute intervention susceptible d’affecter les ventes. Cette précaution vient notamment d’une expérience Profiscient où une boutique est restée plusieurs semaines sans ventes à cause d’un problème de permalien. Cette observation et le chantier de 201 règles mentionné précédemment ne sont pas établis comme provenant de la même boutique.
Les imprécisions qui font augmenter un devis ou retardent le projet
Une imprécision n’entraîne pas toujours un prix plus bas. Certains prestataires ajoutent une marge de risque, d’autres chiffrent une solution minimale, et d’autres encore excluent le poste. Le tableau suivant permet d’identifier l’hypothèse cachée avant qu’elle ne devienne une option, un avenant ou un retard.
| Imprécision | Hypothèse possible | Risque | Correction attendue |
|---|---|---|---|
| Nombre de pages inconnu | Volume minimal retenu | Option ou avenant | Inventaire ou statut à vérifier avec prix unitaire |
| Espace client non décrit | Connexion simple ou application complète | Offres incomparables | Utilisateurs, données, actions et droits |
| Textes fournis par le client | Contenus prêts et validés | Retard d’intégration | Responsable, format et échéance |
| SEO inclus | Réglages élémentaires seulement | Migration incomplète | Livrables, URL, maillage, sitemap et balisages |
| Mise en ligne à une date fixe | Tous les accès et contenus seront disponibles | Décalage ou mise en ligne incomplète | Dépendances et date limite de remise |
| Maintenance comprise | Corrections limitées uniquement | Coût récurrent imprévu | Garantie, maintenance et évolutions séparées |
Des volumes absents ou présentés comme connus
Le nombre de pages, de produits, de langues, de formulaires, de comptes et de contenus à migrer modifie directement la charge. Lorsqu’un volume n’est pas mesuré, laissez-le à vérifier et exigez l’hypothèse retenue dans le devis. Vous pourrez ainsi comparer une estimation prudente à une offre qui exclut l’écart.
Des fonctionnalités nommées mais non décrites
Espace client, connexion CRM ou moteur de recherche peuvent désigner des périmètres très différents. Décrivez les utilisateurs, les données, les actions autorisées, les résultats et les contrôles. Le prestataire pourra ensuite séparer la solution de base des options.
Des contenus sans responsable ni date de remise
Le développement n’est pas la seule source de retard. La rédaction, les traductions, les photographies, la validation juridique et l’intégration peuvent bloquer le planning. Chaque livrable éditorial doit avoir un producteur, un valideur, un format et une échéance.
Une reprise SEO réduite à quelques redirections
Une migration comprend l’inventaire, les décisions page par page, le reciblage des règles existantes, la mise à jour du maillage, du sitemap et des balisages. Poser quelques redirections à la veille du lancement ne couvre pas ce périmètre. Demandez les livrables avant et après la mise en ligne.
Une date de lancement sans dépendances identifiées
Une date dépend des contenus, des accès, des validations, des données, des outils tiers et des tests. Le calendrier doit indiquer la conséquence d’une remise tardive et la personne qui peut autoriser un lancement avec réserves. Sans cela, la date devient une intention sans plan d’exécution.
Maintenance, garantie et évolutions confondues
La garantie traite les défauts par rapport à ce qui a été commandé. La maintenance entretient le socle, surveille ou met à jour les composants selon un périmètre défini. Une évolution ajoute ou transforme une capacité. Exigez des définitions, des délais d’intervention, des exclusions et un mode de chiffrage séparé.
Une copie du site concurrent prise pour une expression de besoin
La fonction copiée peut répondre à une audience, un catalogue ou une organisation que vous n’avez pas. Utilisez les concurrents pour identifier des attentes et des conventions, puis revenez à vos utilisateurs et à vos capacités éditoriales. Copier une arborescence sans pouvoir l’alimenter augmente le coût initial et le travail récurrent.
Comparer les prestataires sur le même périmètre
Le cahier des charges n’améliore la comparaison que si tous les prestataires reçoivent la même version et répondent avec des catégories communes. Un total ne suffit pas. Il faut voir ce qui est compris, supposé, exclu et facturé dans la durée.
Imposer un format commun pour les réponses
Demandez à chaque candidat de faire apparaître :
- le prix initial par lot ou livrable ;
- les coûts récurrents, leur fréquence et leur titulaire ;
- les options et leur incidence sur le calendrier ;
- les hypothèses de volume et de disponibilité ;
- les exclusions explicites ;
- les responsabilités du client et du prestataire ;
- les jalons, délais et conditions de validation ;
- les modalités de recette, de garantie et de réversibilité.
Une offre moins chère peut simplement transférer la rédaction, l’intégration, la migration ou la recette à votre équipe. Le format commun rend ce transfert visible.
Définir les critères et leur poids avant de recevoir les offres
Fixez vos critères et leur pondération avant d’ouvrir les propositions. Vous éviterez d’adapter la grille au candidat déjà préféré. Il n’existe pas de barème universel : une refonte à risque donnera plus de poids à la migration, tandis qu’un premier site simple pourra privilégier la méthode éditoriale et l’autonomie.
| Critère | Preuve attendue | Signal d’alerte | Évaluation |
|---|---|---|---|
| Compréhension du besoin | Reformulation des usages et points ouverts | Réponse générique sans hypothèses | À pondérer en interne |
| Périmètre et méthode | Livrables, jalons et recette détaillés | Forfait global impossible à relier au besoin | À pondérer en interne |
| Autonomie et réversibilité | Comptes, accès, documentation et export | Dépendance non expliquée | À pondérer en interne |
| Coûts récurrents | Licences, hébergement et maintenance séparés | Services tiers non chiffrés | À pondérer en interne |
| Gestion de la refonte | Inventaire, plan de redirection et contrôle | Migration réduite à une mention générale | À pondérer en interne |
Demander des preuves comparables, pas seulement des promesses
Lors de la présentation des offres, posez les mêmes questions à tous les candidats :
- à quoi ressemble un livrable de cadrage ou de recette ;
- comment les hypothèses non confirmées sont-elles traitées ;
- qui détient les comptes et les accès pendant puis après la mission ;
- comment un changement de périmètre est-il évalué et accepté ;
- quels contrôles sont réalisés avant et après une migration ;
- comment les données sont-elles restituées en cas de changement de prestataire ;
- quelles tâches restent explicitement à la charge de l’entreprise.
Une référence commerciale ne remplace pas une méthode. Demandez des exemples de livrables anonymisés lorsque cela est possible, puis vérifiez qu’ils correspondent au type de projet envisagé.
Faut-il communiquer son budget ?
Communiquer une enveloppe aide les prestataires à proposer des solutions d’un niveau d’ambition comparable. Garder le budget ouvert peut toutefois être pertinent lorsque l’entreprise cherche plusieurs scénarios avant d’arbitrer.
Notre recommandation. Si l’enveloppe est arrêtée, communiquez-la avec les postes qu’elle doit couvrir. Si elle ne l’est pas, demandez un socle indispensable, des options séparées et les coûts récurrents. Ne laissez pas croire qu’un périmètre illimité doit entrer dans un budget que personne ne connaît.
Avant d’envoyer le document, effectuer un dernier contrôle
Relisez le cahier des charges comme le ferait un prestataire qui ne connaît pas votre entreprise. Chaque terme général doit conduire à une décision, une hypothèse explicite ou une question attribuée.
- l’objectif prioritaire est compris et mesurable lorsqu’une mesure existe ;
- les volumes inconnus sont marqués à vérifier ;
- les indispensables sont séparés des options ;
- chaque contenu et chaque validation ont un responsable ;
- les interfaces et les données à reprendre sont identifiées ;
- les exigences importantes disposent d’un test de recette ;
- la refonte comporte un inventaire et un plan de redirection ;
- les coûts initiaux et récurrents sont séparés ;
- les comptes, les accès et les conditions de réversibilité sont écrits ;
- tous les prestataires reçoivent la même version datée.
Votre document est prêt lorsque chaque besoin important peut être retrouvé dans le devis, attribué à un responsable et contrôlé pendant la recette.
Questions fréquentes sur le cahier des charges d’un site internet
Le cahier des charges doit-il être annexé au devis ou au contrat ?
Le document peut être annexé au devis ou au contrat afin d’identifier le périmètre auquel la proposition répond. La version annexée doit être datée et cohérente avec les exclusions, hypothèses et livrables du prestataire. En cas de contradiction entre plusieurs documents, l’ordre de priorité et la procédure de modification doivent être clarifiés avant la signature.
Une agence peut-elle rédiger le cahier des charges puis répondre à la consultation ?
Oui, à condition que cette situation soit connue et que les règles de comparaison restent équitables. Le cadrage peut constituer une mission distincte, avec des livrables que l’entreprise peut transmettre à d’autres prestataires. Vérifiez alors que les besoins, les points ouverts et les critères de décision sont documentés indépendamment de la solution privilégiée par l’agence.
Que faire si les textes et les photos ne sont pas prêts au moment de demander les devis ?
Ne retardez pas nécessairement toute la consultation, mais décrivez précisément ce qui manque. Attribuez la production, la validation et l’intégration, puis demandez des lignes séparées pour les prestations que le prestataire peut prendre en charge. Le devis doit indiquer l’hypothèse de disponibilité des contenus et l’effet d’une remise tardive sur le calendrier.
Peut-on modifier le cahier des charges après la signature du devis ?
Oui, un projet peut évoluer, mais le changement doit être évalué avant d’être accepté. Demandez une description de son effet sur les livrables, le prix, les délais, les tests et les responsabilités. Une réserve budgétaire facilite les arbitrages, mais elle ne remplace pas cette procédure de décision.
Quel format utiliser pour partager le document avec plusieurs prestataires ?
Conservez une version de travail modifiable pour les arbitrages internes et diffusez une version datée non ambiguë à chaque candidat. Les inventaires d’URL, de contenus ou de données peuvent être joints sous forme de tableaux séparés. Centralisez les questions et transmettez les réponses utiles à tous les prestataires afin qu’ils chiffrent le même périmètre.
Un document assez précis pour décider, assez ouvert pour être conseillé
Un bon cahier des charges de site internet n’est pas le plus long. C’est celui qui distingue les décisions prises des points ouverts, relie les besoins aux responsabilités et permet de vérifier ce qui sera livré. Il protège le projet sans empêcher le prestataire de recommander une solution mieux adaptée.
Notre rôle n’est pas de vous demander de devenir technicien. Nous partageons la méthode afin que vous puissiez comprendre les arbitrages, préparer votre consultation et évaluer les réponses. Vous pouvez aussi nous confier le cadrage, la création ou la refonte de votre site afin de transformer vos besoins en périmètre chiffrable et en critères de livraison vérifiables.
Vous savez désormais décider votre périmètre de lancement, vos points ouverts, les responsabilités internes et les preuves que vous attendrez des prestataires.

Alexis Lhuillier
Il aide les TPE-PME à développer leur activité sur le web : stratégie digitale, référencement naturel, publicité en ligne et intelligence artificielle. Il dirige Profiscient, la plateforme de formation Digimentor et SchoolIA.
Comment cet article a été écrit. Il est produit avec les chaînes IA que nous opérons aussi pour nos clients, puis vérifié et validé par Alexis : chaque chiffre est contrôlé à sa source.



